Rue Libertador

Le roman de Cristina Amato raconte l’histoire de personnes disparues et de celles qui les ont cherchées, dans ces lieux : les bâtiments, les rues, les places et les quartiers de Buenos Aires en deviennent le théâtre de la terreur de la dictature de la junte militaire. 

Nous sommes en 1978, le monde observe la Coupe du monde de football en Argentine. . 

Postface de Cecilia Serra
– 
Traduit de l’italien par
Fanny Cappuccia & Célia De Faria

Ce roman bénéficie du soutien de la Région Grand Est et du Ministère de la Culture – DRAC Grand Est.



Elle passait presque toutes ses nuits ainsi, assise sur le rebord de la fenêtre, pour ne s’endormir qu’à l’aube et se réveiller comme si elle n’avait jamais fermé l’œil. Mais cette routine lui causait encore plus de frustration, parce qu’elle lui donnait l’illusion que le temps ne passait pas, que son sommeil et ses rêves étaient restés coincés dans cette nuit durant laquelle elle avait vu Lucas disparaître dans cette Ford Falcon. 

Rue LibertadorCristina Amato